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dimanche 24 novembre 2013

La douleur de l’enfant



Par sa nature subjective, dépourvue de marqueur biologique et échappant à touteimagerie conventionnelle, la douleur a longtemps été sous-estimée. Il n'est évident pour personne de reconnaître sa réalité, d'admettre la nécessite de sa prise en charge, d'approfondir ses connaissances quant aux méthodes actuelles de son soulagement, et de se donner les moyens de les appliquer.La règle de conduite, devise des médecins depuis Hippocrate « guérir quelquefois,soulager souvent, consoler toujours » est sans doute en train d'évoluer. En effet, la prise encharge de la douleur devient enfin une priorité, avec cet objectif «soulager toujours ».Aujourd’hui, la douleur n’est plus admise, n’est plus admissible .La douleur est un défit pour le médecin ou le professionnel de la santé qui cherche sansrelâche les moyens de soulager son malade. C'est un défi pour le médecin qui essaie decomprendre les mécanismes générateurs de souffrances atroces. Malheureusement, la douleur qu'éprouvent les bébés et les enfants a été mal interprétée dans le passé. Nous pensions à tort qu'ils n'éprouvaient pas la douleur de façon aussipercutante que les adultes, et nous avons sous estimé les effets à long terme que la douleuravait sur eux. Nous savons aujourd’hui que les bébés et les enfants éprouvent la douleur aussiviolemment, ou même plus, que les adultes. Nous savons aussi que la douleur prononcée oupersistante peut avoir des effets destructeurs sur le développement physique, comportementalet social. Ainsi, la reconnaissance de la réalité de la douleur et la nécessité de son traitementsont récentes. Nous disposons actuellement de données suffisamment validées, pour permettre une prise en charge optimale de la très grande majorité des douleurs rencontrées chez l'enfant.. Néanmoins, plusieurs obstacles persistent pour que ces bonnes pratiques puissentêtre appliquées par les professionnels de la santé. La reconnaissance de la douleur surtout celleinduite au cours des gestes invasifs, reste difficile pour beaucoup d'équipes. Les outilsd'évaluation de la douleur, malgré leur fiabilité, restent peu utilisés au quotidien. Enfin, la miseen place de traitement se heurte encore à des résistances sans fondement scientifique


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